Les toutes premières choses, par Hubert Klimko

Ed. Belfond, 2011, Langue: français, traduit du polonais par Véronique Patte

Pendant mon déménagement si long si compliqué si palpitant, j’ai perdu quelques bonnes habitudes: courir, vérifier mes mails, aller sur The Sartorialist, m’y prendre à l’avance pour prévoir certains cadeaux pour certaines personnes, lire et écrire ici. Mais aujourd’hui, déménagement quasiment fini, (on essaie d’ignorer les immenses boîtes IKEA jamais ouvertes qui trainent dans le salon attendant que quelqu’un ait pitié pour aider les Billy accomplir leur destin et devenir des vraies bibliothèques une fois pour toutes) je n’ai plus d’excuses et en plus j’ai internet. Le mien, je veux dire, pas volé aux voisins. Ce matin donc, ressentant le changement dans l’air et reniflant l’exasperation de mes correspondants virtuels et l’impossibilité de continuer comme ça, je me suis levée de bonne heure et j’ai fini le roman d’Hubert Klimko pour pouvoir partager mes opinions ici.  Je ne suis pas encore allée sur ma boite mail, mais c’est prévu.

Mais Hubert avant tout: il est drôôôle! J’ai eu l’impression de parcourir un livre écrit par plaisir, sans efforts et sans angoisses, surtout car le début ne ressemble pas du tout à la fin au niveau stylistique, à mon avis , et personne n’a l’air de s’en soucier et ça c’est bien. Parce que franchement moi aussi je m’en fous, tant que ce que je lis me plaît. Qui dit que la cohésion est forcément une vertu? Ce roman est une de ces autobiographies où la fiction et la réalité se mêlent à un point où je crois que même l’auteur a des peines à décéler l’une de l’autre: le début du roman le dit, d’ailleurs, car là il fait le choix des versions alternatives racontant sa naissance. Et elles sont toutes fantastiques, semblant être sorties d’un fond folklorique et burlesque (comme Rabelais, pas comme Dita Von Teese) qui m’a donné l’impression au tout début du roman qu’après le réalisme magique islandais j’allais plonger dans le réalisme magique est-européen (avec toujours une touche de l’Islande, car Hubert Klimko est polonais, mais il a vécu en Islande aussi – coïncidences coïncidences…). Mais en fait pas du tout et ça ne m’a pas déplu, car j’avais juste envie de réalisme tout court en ce moment. C’est pour ça que je dis que le début n’a rien à voire avec le reste du livre. L’ambiance générale n’est que trop connue, car en Europe de l’Est on est tous des frères ou c’est ce qu’on aime dire sans cesse et c’est vrai que les Roumains sont un peu le mouton noir de la famille, mais ça n’empêche, on a tous grandi ensemble. J’ai retrouvé donc l’air un peu gris des villes, l’odeur de l’abattoir qui est tout près des quartiers habités et pas très aux normes, la pauvreté générale et le désir de partir loin, le plus loin possible. C’était marrant, il raconte qu’une partie de sa famille vient de Roumanie et il n’en a pas l’air d’être très fier: ils sont les bizarroïdes de la ville. Ca m’a fait rire.

Pas de chat dans ce roman, mais cette photo me semble parfaite, for some reason. De Caliap, of course.

Il y a dans le roman, au plein milieu, une autre histoire de famille qui était bien plus impressionnante que celle des grands parents roumains: celle des grands parents polonais de la campagne, à côté de Cracovie. C’était juste incroyable comment il a réussi un changement radical d’ambiance dans un instant et comment il a infusé ce chapitre d’un charme sérein et un peu triste, remplaçant la grisaille de sa ville par le bleu des ciels de campagne sans même essayer de décrire les différences entre les deux endroits. Ce chapitre m’a transporté dans un tout autre univers et j’ai eu l’impression que la lecture, tout comme la vie du roman, avait complètement changé de rythme et les couleurs étaient dévenues saturées et plus belles qu’avant. C’était un instant court mais bouleversant et c’est encore une fois que j’ai eu l’impression de commencer un autre roman, par un autre Hubert Klimko. Mais on s’y fait, et alors bam, un autre changement de monde, cette fois moins frappant, car le narrateur-personnage prend la route pour aller vivre une aventure européenne en mouvement perpetuel : entre jobs, villes, pays et amis qui n’ont rien, mais absolument rien en commun les uns avec les autres. Le tout devient un labyrinthe hilarant de connexions et absurdités et coïncidences. Le tout sous l’auspice d’une ombre de superstition semblant guider la vie du personnage, qui loin d’être dérangeante ou bête reste le seul lien visible avec ces grands parents extraordinaires et l’air plus propre et raréfie du monde qu’ils habitaient. C’est en fait le même fond folklorique dont je parlais tout à l’heure, qui n’est ni recherché ni mis en avant, mais qui se dévoile tout seul dans des attitudes et des mots et qui encore une fois me fait penser aux gens de chez moi. Peut-être aussi parce que je ne pourrai pas retourner pour Noël.

La fin est elle aussi surprenante, on sent déjà la réalité prendre le dessus de la fiction dans le récit autobiographique et on a droit à une litanie des soucis et des frustrations de l’auteur polonais confronté au ridicule d’un marché du livre qui se veut en cours de développement mais qui ne reste pourtant qu’une blague dans les anciens pays communistes. Cela m’a fait un peu mal et pour une fois c’est quelque chose que je n’aurais pas voulu retrouver, mais bon, après ça change car il repart à l’étranger et ça va mieux. La fin fin fin, elle est très belle et elle m’a fait penser à une autre merveilleuse histoire des deux cygnes nommés Marcel et Achille, écrite par Mlle Aude Lenoble et qui est elle même le résultat des coïncidences magico-réalistes de la vraie vie. Mais je ne dirai pas plus. Lisez Hubert Klimko, lisez Aude Lenoble aussi, même si ses livres sont vraiment difficiles à trouver, et très précieux.

C'est en Roumanie mais c'est un peu pareil


Casa somnului, de Jonathan Coe

Editura Polirom, 2001, Limba: romana, traducere din engleza de Radu Paraschivescu

A trebuit sa las sa treaca un pic de timp intre momentul in care am terminat cartea asta si redactarea unui post despre ea fiindca eram foarte interesata sa vad ce ramane. Nu pot spune ca s-a sedimentat cine stie ce in cateva zile, insa mi-a scazut resentimentul generat de faptul ca nu mi-a indeplinit asteptarile initiale si am reusit intre timp sa apreciez directia in care a mers pana la urma. Jonathan Coe este inca un autor pe care nu l-am mai citit niciodata, de unde si surpriza probabil.

Casa somnului este o lectura extrem de placuta, atat de placuta incat uneori ma intrebam daca placerea nu este vinovata. Cand firul narativ a inceput sa se complice iar actiunea sa devina, fara un avertisment prealabil, exuberanta si plina de surprize, am devenit convinsa ca este o placere vinovata. Apropiindu-ma de sfarsit, unde loviturile de teatru se succed cu o rapiditate naucitoare, am devenit de-a dreptul furioasa, ceea ce nu m-a impiedicat, evident, sa devorez in continuare fiecare pagina, facand pronosticuri debile despre rezolvarea finala. Ei, debile cum erau, aproape toate s-au adeverit, ceea ce m-a enervat si mai tare, sporindu-mi pe de alta parte placerea. Un adevarat cerc vicios din care am iesit doar amintindu-mi ca scopul meu de cititoare este sa intru in lumea unui roman fara idei preconcepute si daca nu mi se pare prea idiot ca sa il termin, la iesire sa fiu onesta in privinta a ceea ce am citit, incercand sa stau departe de pretentiile unei analize academice.  (Nu ca as putea, acum, sa fim seriosi, sa fac o analiza academica. Nu, ca sa nu creada cineva ca pot da nu vreau. Nu pot si nici nu vreau si daca uneori pare ca devin academica si ca stiu despre ce vorbesc, e absolut accidental fiindca dupa cum am dezvaluit intr-un post anterior; nu mai am de multa vreme uneltele necesare si nici nu stiu daca le-am avut cu adevarat vreodata. Asa, bun, ca sa fie clar.) Pot astazi spune, asadar, cu mana pe inima, ca romanul asta mi-a placut. Categoric. Nu mi-a dat frisoane intelectuale, nici nu m-a bulversat pentru totdeauna, insa l-am citit cu pofta, fiindca are o atmosfera, scriitura e fluida si m-a invatat o gramada de lucruri despre somn.

Cum emana ceva inefabil ce eu voi numi englezitate prin fiecare silaba, l-am vazut ca pe o combinatie intre recent cititul Sa nu ma parasesti al lui Kazuo Ishiguro si Durabila iubire al lui Ian McEwan: aluzia unei atmosfere academice care insa nu devine cadrul principal al actiunii, personajele tacute, povestile de dragoste obsesiva si chestiunile de etica (medicala?) il apropie de Sa nu ma parasesti, iar voluptatea cu care autorul plonjeaza in detalii asupra diferitelor patologii aminteste de Ian McEwan. Nu sunt extrem de entuziasmata de obicei de acele pasaje din carti din care deduc faptul ca scriitorul a petrecut cel putin un an in biblioteca in prealabil si acum face tot posibilul sa incerce sa redea complexitatea informatiilor obtinute incercand sa pastreze un simulacru de legatura cu actiunea, prin niste fire fictionale extrem de subtiri pe care incearca sa le impleteasca subtil dar de cele mai multe ori fara succes cu dizertatia academica in care s-a lansat. Howgh. Pe de alta parte, desi ingreuneaza lectura functionand de cele mai multe ori ca niste bolovani in derularea naratiunii, acestea sunt momentele in care un alt fel de interes decat cel literar este stimulat si care ofera satisfactia despre care toooot vorbesc mereu, satisfactia data de faptul ca iata, si astazi ai invatat ceva nou. Si pe deasupra nici nu a trebuit sa te obosesti sa mergi tu insuti/ati sa cauti, ci informatiile au venit la tine in timp ce tu te relaxai cu un roman simpatic, evitand sa te gandesti ca viata e grea si ca afara ploua.

Totul pare mohorat in roman, dar nu fara farmec. Tonurile de gri se suprapun creand o imagine foarte precisa despre Ashdown situat pe o faleza sinistra si batuta de vanturi, despre micul oras universitar nenumit si despre cafeneaua unde isi pierd vremea studentii. Totul este luminat de o singura scena la malul marii, care functioneaza ca o contrapondere la negurile, vantul si ploaia care strabat fara mila cam fiecare scena a romanului (sau poate doar in mintea mea, nu stiu sigur). Mi s-a parut extrem de inteligent cum acel moment, care devine cheia romanului si la care multe personaje se refera ca fiind unul din cele mai fericite ale vietii lor, are propria viata si caldura. Totul devine deodata ars de soare si imaginile un pic neclare, trasaturile personajelor se dizolva din cauza stralucirii emanate de scena. Apoi apele cenusii se reinchid peste fragmentul insorit, facandu-l sa para o amintire a unei vieti apartinand altcuiva si nu lui Sarah si Robert.

Nu as vrea sa dau insa impresia ca mohorala generala a cadrului se reflecta asupra scriiturii, fiindca numeroasele accente comice definesc romanul in aceeasi masura. Mi s-a intamplat sa rad in hohote citindu-l, ascunzandu-ma in baie, ca sa nu trezesc toata casa (jocul de cuvinte e neintentionat, nu ca l-ar fi detectat cineva inainte ca eu sa atrag atentia asupra lui, nu? ). Comicul vine din clasicele qui pro quo-uri care par sa nu isi piarda niciodata din prospetime, dar si din tendinta de a caricaturiza anumite personaje. Asta poate parea ceva negativ, insa dupa cum spuneam mai sus, satisfactia cititorului este nemasurata vazand ridicolul in care cade fara gres un personaj extrem de cretin precum Gregory. Nu e foarte profund, dar face apel la emotii umane de baza – uneori ma gandesc ca un studiu psihologic al persoanelor care citesc Casa somnului ar fi el insusi foarte interesant. Deci, dupa cum spuneam, personajele sunt schitate uneori un pic cam gros, insa asta le da farmec si forta. Poate din cauza similitudinilor cu Sa nu ma parasesti, Sarah nu poate fi in filmul din mintea mea decat Carey Mulligan, iar in Terry tanar il recunosc pe un fost coleg care imi provoca accese de exasperare. Astea sunt semne bune, in opinia mea, semne ca personajele traiesc. Mai mult, in cartea astea, personajele traiesc si respira si se comporta intr-un anumit fel numai si numai pentru placerea cititorului, iar asta este extrem de flatant.


Albastru nemarginit aproape transparent, de Ryu Murakami

Editura Polirom, 2005, limba: romana, traducere (din japoneza?) de Florin Oprina

Am citit ieri si astazi pentru prima data Ryu Murakami. O mare dilema inainte sa ma apuc sa scriu acest post pe care de altfel nici nu stiu daca il voi termina sau daca il termin daca il voi publica. Fiindca dupa Luka and the Fire of Life cartea asta a fost ca un dus rece dupa care iesi mai urat mirositor decat ai intrat. Acum incerc sa imi dau seama daca asta este in mod necesar un lucru rau sau daca dimpotriva, e nevoie in viata si de dusuri reci care te fac sa mirosi urat. Cu alte cuvinte, nu stiu daca mi-a placut Ryu Murakami suficient incat sa scriu despre el, dar nici daca mi-a displacut suficient incat sa nu scriu. De fapt si aici devin inteleapta, nu se pune problema ca nu mi-ar fi placut scriitura, ci pur si simplu ca exista atatea pasaje care sunt  nedeghizat scarboase incat nici cel mai rodat cititor nu cred ca isi poate stapani o grimasa constanta. Si nu cred ca ar trebui sa ma prefac ca nu e asa ca sa fiu mai interesanta. Este foarte greu, cand citesti fara o intentie clara, sa faci diferenta intre placerea intelectuala /izata a lecturii unui text bine scris care transmite un mesaj interesant despre societate, scopul ei si  alte asemenea profunzimi si neplacerea clara, nefiltrata si foarte fizica, pe care ti-o provoaca un pasaj care te face sa vomiti. Sau poate doar mie mi-e greu. Tocmai insa imi trece prin minte o teorie, cum ca asta e la originea tuturor confuziilor atat de dese care au ca trist rezultat stigma sau dimpotriva inalta stima fata de romane greu digerabile pe care nimeni nu mai sta sa le aprofundeze fiindca daca e vomitiv inseamna de obicei ca e bun. Nu e cazul lui Ryu Murakami, pe care am reusit sa il apreciez cu adevarat in decursul acestor 200 de pagini presarate cu felii de lamaie.  Ceea ce reuseste este remarcabil in ceea ce ma priveste, pentru ca pentru prima data nu sunt plictisita si complet neinteresata de descrieri nesfarsite de tripuri care de care mai exotice. Pentru prima oara, suisurile si coborisurile unei aventuri pe mescalina imi suscita suficient interesul incat sa imi provoace imagini mentale pe care sa nu le uit deindata ce inchid cartea.  Asemenea momente in alte descrieri pe care le-am citit par foarte exterioare, impinse pana la teribilism sau frustrate de incapacitatea de a reda in cuvintele naratorului ceea ce autorul insusi a simtit sau ar fi dorit sa simta pe vremea cand inca era un loser. (Scuze, nu m-am putut abtine) Nu de data asta.

Exista un fel de tipar pentru cartile de acest fel, un model mult prea bine cunoscut si exploatat, care spre marea mea surpriza functioneaza foarte bine in Albastru nemarginit, poate fiindca este una din primele carti care il abordeaza (1976). Ma refer la cadrul binecunoscut constituit de grupul de prieteni dezabuzati, societatea nepasatoare si parintii ingrijorati dar ignoranti care cultiva toate anxietatile unui narator ultrasensibil si inteligent, dependent de toate viciile existente si incapabil sa isi gaseasca un scop in viata. Actiunea nu duce catre nimic, stagneaza explorand toate fatetele universului periferic al exclusilor. Suna si este cunoscut, cititorul se implica identificandu-se foarte usor cu naratorul, fiindca el e cel mai inteligent personaj, in mod clar singurul capabil sa se exprime corect si sa mai aiba o bruma de principii, fericit ca acesta a supravietuit sa spuna povestea. Vorbesc atat de des de identificare fiindca pentru cititorul naiv, ca mine insami, consider ca este metoda cea mai sigura de a patrunde in universul unui roman si de a ramane impresionat sau entuziasmat de el. In plus, mi se pare ca jocul autorului cu capacitatea de identificare fata de un personaj este unul din cele mai interesante moduri de a bulversa cititorul, si asta se intampla si in Albastru nemarginit. Intre doua momente de empatie, ratiune si bun-simt, Ryu, personajul principal, nu are scrupule sa fie si instigatorul unor episoade oripilante pentru noi, oamenii bine crescuti si normali, care le parcurgem. Fiindca acum, sa nu ne pacalim, asta este intr-o mare majoritate publicul lui Ryu Murakami si asta este publicul tuturor scriitorilor contemporani. Toti junkie-ii intelectuali pe care i-am vazut citeau filosofie si poeti simbolisti, ca de altfel si personajele din Albastru nemarginit.

Nu imi place sa am o atitudine condescendenta vorbind despre carti, si simt ca sunt pe cale sa alunec in acest pacat, asa ca ma voi indrepta din nou catre ceea ce mi-a placut asa mult in roman, dincolo de lista foarte utila de medicamente pe as putea sa incerc sa mi le procur daca vreodata simt ca o duc prea bine. Motivul pentru care tiparul romanului cu drogati functioneaza asa de bine pentru mine aici, este fiindca este credibil si este credibil datorita minunatei limbi in care se exprima naratorul. Dupa cum spuneam, descrierile sunt de o poezie care uneori imi taia rasuflarea, iar anumite observatii lovesc din plin, sunt atat de perfecte si precise incat m-au lipit instantaneu de carte fix cand ma pregateam sa ma indepartez: “deja nu mai cresc in inaltime”, de exemplu. Episodul meu preferat si cred ca nu sunt singura, este cand Ryu si Lilly pleaca intr-o excursie cu masina noaptea si incepe furtuna, iar ei se gasesc intr-un camp de rosii, la marginea unei baze militare, unde decoleaza un avion cu reactie. Scena asta, luminata alternativ de fulgere, de lumina farurilor si de reflectoarele pistei bazei militare m-a facut sa ma hotarasc sa scriu despre carte si este foarte probabil cea care imi va ramane in minte de fiecare data cand ma voi gandi la Albastru nemarginit de acum si in pururi si in vecie. Asa ca acum iata fotografii cu fulgere.


Luka and the Fire of Life, by Salman Rushdie

Random House, November 16, 2010, Language: English

I am back and ready to write my thoughts, spin my own yarn for a change and take my time to ramble about this book which has kept me away from my keyboard for about four days. A children’s book! Four whole days to read with undivided attention, taking over my brain and my imagination to such a point that I was simply unable to pick up something else to read quickly and write about just as quickly. Salman Rushdie was the subject of my BA paper one hundred years ago, so it’s safe to say I know him fairly well and greet his every cover with a knowledgeable smile.  However, everything changes when Salman Rushdie moves from magic realism mode to fantasy mode, which he had already done before in Haroun and the Sea of Stories, another book I loved but which made my brain hurt. As I was saying before, I am really bad with fantasy and by bad I mean impatient. It’s not that I don’t like it, but generally it is impossibly rich and I get exhausted and don’t understand anything anymore by the middle of it. I do sometimes think that maybe I’m a bit retarded that way and like one of those characters who are too cynical to understand the world of magic and just crawl about in their grey lives and never look up at the blue sky. That’s me in reality, but that’s not me ideally. So, as if to just to prove that, a book will once in a while hypnotize me into its universe where one has no rules to rely on (this might actually be my problem with fantasy, the lack of rules) and will force me to stay there until I finish the damned thing even if it takes me a decade.

Luka and the Fire of Life is a quest, constantly alluding to computer game quests (another thing I really am behind on) but also to legendary quests, with the particularity that the hero is a boy, at the threshold of puberty. The mission he has is that of saving his father, the storyteller Rashid Khalifa (in which one easily recognizes Salman Rushdie himself -the fact that he has dedicated the book to his son, Milan, also helps) from his Big Sleep by feeding him the stolen Fire of Life. Yes, one very demanding father-son relationship. On the other hand, we also know that Luka, being Haroun’s little brother, is expected to have a fantastic adventure of his own, so this is like his coming of age voyage and his initiation within the clan of Blah, the Shah of which is Rashid himself. Because he talks so much. The whole thing eventually turns out to be, therefore, a trip inside his father’s fantasy and trust me, that’s a complicated place to travel through. Because, you see, magic realism is one thing: one has something to hold on to, reality is there, but just distorted from time to time in wonderful or scary ways in a sense that is always somehow predictable. Renouncing, like Luka did, actual reality to go into the World of Stories and try to make heads or tails of it requires a tremendous amount of confidence in the author’s willingness and ability of making you feel welcome.

There are things in this book that made me remember what I loved about fairy- tales as a kid and there are other things making me remember why I have developed such a passion for Salman Rushdie as an adult in the first place. I will start with the things that I loved thinking about as a child. First and foremost and always at the top of my wishlists: a flying carpet. In this case, King Solomon’s flying carpet (I had never known he owned one before reading this book). This particular miraculous vehicle has the unheard of ability of shrinking to the size of a handkerchief and extending immensely as well, so as to transport any number of people and/ or stuff. I imagined it emerald green with a fringe, even though I can’t remember if the color was mentioned in the book or not. Another thing-I-loved-to-think-about and wished to be: a beautiful flame-haired warrior princess with a name to match – Soraya. My favorite character today, but also someone I would have positively worshiped 20 years ago, an icy and rude girl with a heart of gold. Another personal favorite: a glistening river full of magical creatures, on which the hero glides in his boat. So, already two modes of transportation that I would most likely have killed for as a kid and might commit illegal deeds in order to obtain even today. Also: stars moving in the sky and shining very brightly, the difference between right and left (on the left there was the palace of the king, on the right there was a parking lot – this one is mine, not from Salman Rushdie), and flying at extremely high speeds.

What appealed most to my adult mind was, as always, the humor. I can’t even begin to explain what a tremendous difference in perception there is between a book that makes me laugh and one that doesn’t. And while I know that this is not the most mature of criteria, I find it immensely important for the author to not take himself too seriously: when coming across humor, it’s as if one gets a sense of the spontaneity of writing and the joy of the whole enterprise of creating a book. The author becomes just a partner for the ride and great company.  Even more so if the humor stems from irreverence. In Luka and the Fire of Life, the ancient gods from all extinct civilizations hang out together like retired people and get bored pretending they are still relevant. Prometheus goes under the nickname Old Boy and giggling references are made to his titanic nudity – since he’s a titan and the goddesses of beauty have fighting matches in the mud every day to conquer the title of loveliest of them all. There’s a coyote speaking like Machete and excessively polite rats who are the scum of the earth. When it’s raining hard, watr cats (cats made of water) fall from the sky. The dogs are not there, though, dogs are nice in this book. And also, when the heroes reach the giant whirlpool of time and try to fly over it, so high that they reach the Karman line, something like this happens something like this happens something like this happens something like this happens something like this happens until they manage to get past it and on to the next level in the game.

The imagery in the book is absolutely luxuriant, and it seems that as it also happened with Sjon’s novel before, I can only describe the highlights of the novel without actually making a very valid point or interpretation. I can only say that it has caused me to plunge headlong into these worlds upon worlds of miraculous creatures and kicked my imagination in the ass making me go back in time to when I could still calmly consider fairies and princesses and talking animals as part of a regular day in the life of any 5-year old. If only I had more patience for fantasy!

This is roughly how I imagined the Mountain of Knowledge when it turned into a grassy hill


Le lexique nomade 2011

Editions Christian Bourgois, 2011, langue: français (textes traduits par les traducteurs habituels de chaque auteur)

Comme je viens de dire dans mon dernier poste en anglais, je ressentais le besoin d’écrire un post en français pour que toute cette démarche trilingue fasse au moins semblant d’être équitable. Il a été difficile de me décider, car je voulais écrire sur un roman cette fois, mais le dernier roman en français que j’ai lu m’a tellement déplu que je n’ai pas pu le finir et je l’ai abandonné à trois quarts, regrettant ma ténacité et la perte de temps. Je ne dirai pas de quoi il s’agit, c’est un des grands. Je viens de commencer des nouvelles de Maupassant mais je ne sais pas si elles figureront ici, parce que meeh…Donc, je me suis arrêtée sur le choix évident mais extrêmement subjectif du Lexique Nomade, un bouquin qui est comme une excursion parmi les univers des écrivains contemporains (d’où le nomadisme je crois) et une excellente lecture pour un dimanche après-midi indécis.

Je suis subjective d’habitude, comme nous tous et tout ce blog tourne autour du fait que je l’assume. Dans ce cas, pourtant, c’est presque révoltant, car je parle d’un bouquin dont j’ai témoigné la naissance, pendant que je travaillais aux AIR de Lyon, cette année (allez regarder sur leur site ce que c’est, vous verrez, c’est génial). L’idée de ce volume est d’établir un lexique de mots clés centraux à l’écriture des auteurs invités. Les écrivains choisissent un mot qu’ils estiment être essentiel à leur travail et ils en donnent la définition selon leur guise: une définition type dictionnaire, de quelques lignes, ou des pages entières de texte tournant autour du concept choisi. C’est vrai, cela ne fait pas une lecture très uniforme ou homogène, mais c’est ça son charme. C’est un luxe de pouvoir avoir des mostres d’écriture d’une cinquantaine d’écrivains contemporains, de pouvoir choisir qui on veut connaitre mieux, qui nous a déçu. Leur demander de choisir un mot cher et le définir, c’est en fait leur demander de se définir, eux-mêmes et même si certains l’ont fait un peu à l’arrache, ou en récyclant des vieilles idées, c’est toujours fascinant de comprendre ce que c’est qui émeut un auteur. Il y  a presque dans tous les textes ce moment où on a l’impression de voir à travers tous les procédés littéraires, à travers toute la fausse modestie et les poses, pénétrer dans l’intimité de leurs bureaux et de leurs nuits d’insomnie (ah, le vieux cliché) et comprendre clairement pourquoi ou comment ils écrivent.

Je pense ici par exemple au texte de Gilbert Gatore, exaspéré par l’écriture, ou à Srdjan Valjarevic, qui trouve de la tranquilité en écrivant, ou à Carlos Liscano et Yanick Lahens, qui se réfugient tous les deux dans leurs silences. Comme d’habitude, les idées se répondent souvent et s’entrelacent formant des fils qui semblent subtilement mais très fortement lier certains auteurs l’un à l’autre. Ces correspondances sont naturelles dans une anthologie établie par un éditeur qui sélectionne les textes, ici elles sont plus miraculeuses, car les invités ne se connaissent pas et croyez-moi personne ne leur dit quoi écrire, ils sont complétement libres de choisir leurs thèmes (et même, malheureusement, d’envoyer leurs textes deux jours après la date limite au grand désespoir des petits nains qui traduisent, corrigent, impriment et diffusent ces créations). C’est intéressant à noter que, mis devant cette tâche de se mettre à nu devant leur public, les écrivains, mêmes les plus prosaïques,  (je suis brillante ce soir, que quelqu’un arrête ce torrent d’originalité) semblent avoir une tendance à tourner vers la poésie. Pas forcément dans la forme, mais dans le rhythme des phrases et dans la fréquence des intonations dramatiques, on les voit légérement déstabilisés devant cette forme courte, désireux de donner à leurs mots plus de poids. C’est charmant. Les propositions deviennent sentencieuses et les points en fin de phrase tombent solennelement comme des coups de tonnère. Boum, comme dans mon blog.

Ma définition préférée est aussi la plus courte (hm, quelle coïncidence inquiétante) et elle a été écrite par l’auteur israélien David Grossman : “COURAGE – Ce que nous appelons courage, parfois, n’est ni plus ni moins qu’une aversion pour la honte qu’il y aurait à voir faire le mal sans intervenir.” Je n’ai rien lu de David Grossman, il est sur ma liste de priorités, et cela non pas justement grâce à son discours émouvant pendant les Assises, mais aussi grâce à cette courte définition dans laquelle je me reconnais complétement. Abilio Estevez semble raconter aussi mon enfance lorsqu’il décrit son obsession pour le voyage et comment ses lectures et ses auteurs préférés, ont comme les miens, alimenté cette soif du départ, “car moi aussi, comme eux, je pensais que tout était forcément mieux ailleurs, loin, dans un pays lointain où tout était luxe, calme, ordre, plaisir et volupté.” Eh, oui, là je le cite en parlant de moi, parce que ce serait mon mot aussi, voyage, si j’étais écrivain et si quelqu’un était intéressé par ma personne et mon écriture et ma fabuleusité en général. Même si je n’habitais pas sur une île comme lui, nous avons eu le même expérience parce que j’étais en Roumanie, les portes fermées, nulle part où aller par manque de passeport, d’argent et surtout de courage.

Les traces des voyages vues par Caliap


The Illustrated Theory of Everything, by Stephen Hawking

Publisher: New Millennium; October 2003, Language: English

I dare to approach this book and step out of the realm of fiction, because it was so powerful that it made me think of life, the universe (it takes quite a lot of might to get me thinking about these subjects) and changed my opinion of how important the color of my shoes is for ever, I suppose. Considering the grand scheme of things and having at least one inkling of an idea about what we think we know is extremely empowering to the scientifically handicapped person that I am. I will not attempt to explain the universe to anyone, anytime soon. This has not made me go about town lecturing my friends who are all ten times smarter than I am. I will not dare tell anyone that they are wrong in their support of string theory, or that they have misunderstood the theory of relativity. What I do know, however, is that the color of my shoes is really not that important, that the CERN cyclotron will probably not cause us to plunge headlong into a black hole, but if it does that we will have gone heroically and that all in all, trying to understand the Universe is the noblest of missions and the most spiritual experience of all.

Ok, ok and before we get too serious and gloomy, I will say that Stephen Hawking’s prose is extraordinarily engaging and that he has a sense of humor. I didn’t really expect that, so my mood while reading this book varied from pensiveness and orgasmic revelations to fits of laughter, augmented in their intensity by the sheer surprise of actually having them at all.  Thanks to my previously mentioned smart friends, I already  have some inside information on the world of scientific research and academic gossip, with anecdotes featuring old professors throwing acid at each other because of accusations of sabotage and misdirected funding, but it’s quite a different story to hear stories like that from Stephen Hawking. Researchers placing bets on the veracity of their hypotheses makes my day.

There is also a good deal of history of science in this book, a subject which is so wonderfully approached, with theories so limpidly explained, that this potentially boring section of the book is a true pleasure to read. One also learns (and remembers too) a great deal of things about the scientists of days past and I could not help but wonder at how creative they had to be and what exceptional visionary qualities they had to have about them. Someone like Newton for instance, getting so much absolutely right, that today one hardly needs anything more than his theories to fly to the moon. This is where you sort of realize that this type of intelligence goes way beyond being talented at maths or having a knack for numbers; someone like Stephen Hawing or the geniuses preceding him, making scientific history, are all-round exceptional creatures. I mean, they are good with words, with numbers, with theories, with thought, with jokes. What else could one hope for? And no, I won’t make the obvious Stephen Hawking bad joke, even though I am thinking about it. In these situations, even though I would normally disagree, the body really does seem unimportant.

Since I myself am no Renaissance man nor even a Renaissance woman, there is only so much I can understand from these books. And I say these, because I have read more works by Hawking, one by Etienne Klein and I am going to plunge soon into “Death by Black Hole”, by Neil de Grasse Tyson. Little by little, my understanding of these subjects is deepening and I expect that I will be fluent in mainstream astrophysics theories at some point. However, I cannot help but be more struck with the philosophical implications of what I am reading than with the scientific ones. I am no philosopher either, I am really not much of anything, but it just so happens that I understand thought put into words better than thought put into digits, and that I am not quite at home with abstractions, so I’ll take the practical -example-based philosophical theories over science any day. Reading “An Illustrated Theory of Everything” is, without being modest, for the literary minded, a string of philosophical discoveries and subjects of meditation to last for a lifetime.

Now, I have read on different websites that this book has become somewhat of a renegade because Stephen Hawking has said that he no longer agrees with what he has written in it and that he wishes for it to stop being published. On the Amazon website, some readers advise against reading it as if it were plagued with the monstrosity of not being current enough. I for one really don’t understand this attitude and couldn’t care less about Hawking’s change of heart and/or of scientific credo. It’s not as if my extensive knowledge will suffer and my reputation will be destroyed if I am not up to date with the very latest of Hawking’s thoughts or with all the cutting edge theories. Such an attitude is pointless and I think that any book kindling an interest in science for profane readers such as myself is worth the read and I will recommend it to anyone. I have started with “The Illustrated Theory of Everything”, because of it and ever since I have taken an interest in all the recent research that has been made available to the greater public (the speed of neutrinos, for example, I’m really waiting for the explanation of that one. See, I know stuff) I will read his recent books as well and I see no reason to stay away from this one and kill it with fire as if everything in it were absolutely false. This was just to say that I am aware with what is being said out there; don’t care, I still like it.

Caliap stargazing


Cimitirul din Praga, de Umberto Eco

Editura Polirom, 2010, Limba: romana, traducere din italiana de Stefania Mincu

Wow. Cincisprezece straturi de fictiune unul peste altul, plus o lectie de istorie, plus o teorie a teoriilor conspiratiei si o singura donşoară intimidata si cam ignoranta (eu) ratacind prin padurea narativa. Rezultatul a fost ca mi-a luat o luna sa termin cartea. Din nou, ca de nenumarate alte ori la sfarsitul unui roman complicat (ca si Kaltenburg de curand) ma simt mai educata si cu cativa centimetri mai inalta decat inainte. Un fenoment de-a dreptul deconcertant s-a petrecut in timpul lecturii acestui roman, si cred ca el face parte din intentiile autorului: s-a intamplat sa citesc “Cimitirul din Praga” pe Kindle. Or, dupa cum stie oricine care a parcurs macar cateva pagini din el, in pofida structurii alambicate, este un roman care tinteste, citeaza, romanul clasic de aventuri: ilustratiile, pedanteria scriiturii, epoca in care se petrece actiunea, sunt toate caracteristice unor carti de Jules Verne din copilarie, de Eugene Sue sau de Alexandre Dumas, toti scriitori ale caror figuri si nume apar de altfel in “Cimitirul din Praga”, cu roluri mai mult sau mai putin importante. Contrastul dintre senzatia ca citesc una din acele carti ingalbenite, patate de ai mei cu dulceata cand aveau la randul lor zece ani si realitatea ecranului din fata ochilor mei, dar mai ales a faptului ca autorul traieste bine mersi (desi nu in floarea varstei) in epoca digitala a fost bulversant. Pe intreg parcursul romanului a trebuit sa imi trag cate o palma mentala cand gandurile imi divagau si incepeau sa formeze concluzii de genul : “ah, daca ar fi stiut pe deasupra autorul cum s-a concretizat ura fata de evrei in secolul XX” samd. Culmea este ca naratorul (primul – haha, daca n-ati citit nici nu banuiti ce va asteapta) nici macar nu pretinde ca ar locui altundeva decat in lumea contemporana, insa din cauza complexitatii povestirii din rama, tendinta cititorului hulpav ca mine este sa nu isi puna prea multe intrebari si sa ii trimita pe toti gramada la sfarsitul secolului XIX, cand se petrece cea mai mare parte a actiunii, dupa care sa confunde taraneste naratorul cu autorul si uite asa pe Umberto Eco l-am transformat din contemporanul lui Ashton Kutcher in cel al lui Sarah Bernhardt.

Veti fi inteles de acum ca ultimul roman al lui Eco va fi studiat la cursurile de teorie literara de acum si-n pururi, fiindca facand uz de hipertext, intertext, metatext si alte texte (carora le-am uitat numele fiindca a trecut o eternitate de cand dormitam in fundul salii crezandu-ma speciala si prea interesanta pentru Harold Bloom) te invarteste de nu mai stii unde te afli, pentru ca in final sa iti acorde cu un ranjet binevoitor cheia.  Sau cel putin asa crezi, fiindca nu mai ai putere sa te duci sa verifici. You’ve been punked.

Case si mistere din secolul XIX

Naratiunea in sine, cu iz de “Pendulul lui Foucault”, este o reconstituire a urzelii de minciuni si de interese care ar fi dus la antisemitismul extremist al inceputului de secol XX, cuprinzand momente cheie ale istoriei europene: campaniile militare ale lui Garibaldi, razboiul Franco-Prusac, afacerea Dreyfus, insa vazute nu din mijlocul actiunii, ci din perspectiva unor mici oportunisti care profita de pe urma tulburarilor politice sperand sa faca istorie. Nu este clar pana unde merge eficienta lor si unde incepe grandomania, dar comploturile imaginate de personaje (inspirate din realitate) par sa explodeze uneori in acte care schimba mersul societatii.  Personajul narator, Simonini, este construit in mod extrem de interesant ca un individ abject si slinos cu apetit pantagruelic si fara principii. Nimic nemaivazut, insa creatura nu se preteaza nici identificarii cu cititorul, nici identificarii cu autorul. Ramane deci undeva in vidul fictiunii, un ghid antipatic si incomod, dar extrem de eficient in lumea intrigilor subterane pariziene.

De curand am citit o parte a corespondentei lui Proust care este ghidul perfect in lumea intrigilor superficiale pariziene si de care cred ca m-am indragostit. Il stiti pe Proust, cu finetea lui si inteligenta scanteietoare si accesele de umilinta perversa. Simonini este fix inversul lui. Da stiu, ca este personaj fictional, dar asta a devenit si Proust in mintea mea deci nu compar mere cu pere, shush! Nu mi-a fost usor, pe parcursul lecturii, sa mi-i imaginez in aceeasi lume, in acelasi oras si frecventand de multe ori aceleasi personaje, insa odata ce i-am situat pe unul si pe celalalt de o parte si de alta a cauzei dreyfusarde, mi-am dat seama ca sunt norocoasa detinatoare a unei imagini destul de complexe asupra secolului XIX gratie acestor lecturi – una fictionala una non. Si ce profesor mai extraordinar decat Umberto Eco, cu eruditia lui atat de vasta incat este complet neverificabila si dupa cate am vazut exasperanta pentru unii care prefera romanele cu templieri care isi codeaza mesajele scriind in engleza in oglinda. Incet incet in zilele care vin ma voi ocupa cu cercetari aprofundate si neerudite pe Wikipedia, fiindca sunt o victima a generatiei mele, asupra personajelor diverse care apar in roman. Mi se pare o incheiere fireasca oricarei opere a lui Umberto Eco.

Grenoble, fiindca e mentionat o data in roman si fiindca asa arata lumea pe vremea lui Simonini